E. du Perron
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Julia Duboux

Monte Brè, 6 augustus 1924

Kurhaus Monte Brè, 6 Août

 

Des répétitions, ma bien chère grande Mal-Aimée, des répétitions que je veux faire posément. En ce moment je m'applique à écrire. Un calme, une domination de soi voulus. Et pourtant, je n'aimerais guère, en vous écrivant, faire ‘du style’. Même pas pour mes répétitions. Même pas pour rechercher une forme nouvelle - ou seulement un habit nouveau - pour ce que j'ai appelé mon sentiment de fond.

Alors, que vous dire? Que je vous aime? Me direz-vous: ‘C'est le thème; brodez, brodez.....’? Je ne crois pas. J'aimerais ne pas le croire. Surveillons-nous et soyons très simples; et (si j'ose m'exprimer ainsi!) ayons continuellement le sens des ‘valeurs’ des choses écrites. Maintenant...

Je vous aime. Vous le savez; ou saviez. Le croyez vous? Je veux dire: Le croyez-vous toujours? Etes-vous consciente de ce que cela veut dire, cette phrase presque grossière, peut être: J'ai pour vous un sentiment ‘de fond’? Ce serait, à mon égard, tout savoir. J'aimerais que vous sachiez. C'est peut être mieux que d'avoir confiance, ou plutôt: c'est cela même, et davantage. Julia, Eucharys, je vous aime, voulez-vous, à ma façon, ma façon actuelle, calmement, a-sentimentalement peut-être, mais très complètement quand même, avec toute la sincérité voulue, at avec un sérieux d'homme; croyez-moi, je l'écris sans sourciller maintenant, moi qui auparavant, même à l'‘apogée’ de mes sentiments pour Clairette, me vantais volontiers de ma passion de ‘gosse’. Auriez vous vraiment préféré cette ancienne manière, ou - pour parler avec ce très-bien-aimant épistolaire des dialogues que vous prisiez si fort (pardonnez-moi d'écrire comme Ronsard, c'est l'épistolaire qui en est coupable) - cette ancienne ‘puissance’? Ah, l'ineptie du mot. Autrefois, je ne savais pas. L'amour, c'était pour moi: la souffrance, l'incertitude, la méfiance (cachée sous trop de mots tendres), l'analyse, et en fin de compte, les tracasseries. C'était aimer, ça, aimer grandement, noblement, je dirais presque: minutieusement, comme savent aimer seulement les âmes de luxe! Maintenant, en vous aimant, justement en Vous aimant, ma chère Julia trop peu à moi, il me semble que je sais ce que je.... veux. La phrase est beaucoup moins bête qu'elle ne le paraît; beaucoup moins positive. Elle ne se rapporte qu'à un état d'âme. Dieu, que les mots sont ridicules, surtout formulés et formés avec application: ‘blue-black’ sur blanc, encre de stylographe sur assez bon papier, assez commercial quand même.

Maintenant j'aimerais traîter toutes ces attitudes périmées, ces brins de rôles, chipés à quelques fameux romans, - des Scènes de la Vie de Bohème jusqu'aux exigences fatales du type ‘héros’ plus moderne (Nameno par exemple) - j'aimerais les traiter avec un mépris pourtant doux et souriant, de niaiseries, embrouillements, falsifications. Et vous ne voulez pas être ‘d'accord’? Je suis sûr que oui, ma chère Julia. Vous devez avoir, quand même, ce calme intérieur; vous qui l'avez si souvent extérieurement. Ce beau calme qui, justement, ne déforme pas les sentiments.

Je sais, moi, que je vous aime. Je sais que je suis prêt à faire pour vous exactement tout ce qu'un homme dans mes circonstances peut faire pour la femme qu'il aime. Cela me suffit, pour le moment. À quoi bon compliquer?

Curieux que c'est moi cette fois-ci dont on doute. ‘On’? - vous? moi? plutôt Jacques! Peu importe; autrefois c'était toujours l'autre. Tellement, que j'étais bien décidé à ne jamais plus exiger une ‘fidèlité’ quelconque. Et à présent je croirais presque que l'autre y est tout entier et que c'est ma part dans le jeu qui paraît douteuse. Et pourtant, savez-vous que, malgré la compréhension des derniers soirs entre nous, à peine vous avais-je quitté (c'était dans le petit train blanc entre Domodossola et Locarno) j'étais à me demander si vraiment c'était ‘acceptable’ que vous m'aimiez tant, - Vous précisément moi! - et pour quelle raison, en somme, vous me resteriez dévouée, plus que cela: fidèle? Le même doute, sans aucun motif, tout d'un coup, que j'ai eu à Bruxelles, avant d'avoir reçu votre lettre et sur le point d'aller trouver Alice Nahon. Dernières traces de mon ‘ancienne personnalité’ probablement; commencement, pour peu que je m'y prête, des ‘tracasseries.’ Non, n'est-ce pas, Julia, non! Il y a alliance entre nous; nous verrons. On est bien ensemble contre le reste: circonstances, Sort, Monde? Vous comprenez? Je vais vous soulever tout à l'heure. Non, je vais vous aimer seulement, tout simplement. Laissez-moi faire, abandonnez-vous. Vous aurez très peu à me reprocher, après. Je m'en porte garant! Dites; vous voulez? Vous acceptez? Ma Dame?

Je sais que c'est vous qui devez agir. En tous cas: commencer. Moi, je vous suis, mais je le ferai avec tant de bonne volonté. Le ‘Lead and I follow!’ des chevaliers servants de la Table Ronde, quand même. Vous allez voir. Aimez-moi, ma chère amie, avec tout ce qui est propre à votre caractère, à la femme que vous êtes et que j'aime en vous; donnez-moi votre amour intacte, sérieuse et sans ‘trucage’; et vous verrez qu'à ma façon, ma pauvre façon actuelle, calmement mais aussi sérieusement, je saurai être à vous, je saurai vous apprécier et, pour autant que possible, vous rendre. D'ailleurs, ne le fais-je pas déjà? Il faut me croire sur parole. Car les preuves - voilà justement, donnez-moi l'occasion, vous, de prouver, autrement que par lettres. C'est au fond si peu de chose tout ce papier rempli, qui tend à ‘prouver’ quoi? qu'on a bien pensé à l'autre? - J'ai souffert de votre absence, Julia, chérie, d'un vague mal, un peu comme ces amputés qui, ayant perdu un bras, s'imaginent sentir quand même une fatigue au poignet. Cette impression, continuellement démentie, de n'avoir qu'à étendre la main pour vous attirer contre moi. Maintenant c'est passé. Je sais que vous êtes loin, dans un châlet à Kandersteg, entre votre enfant et vos parents. Je sais; et je ne me révolte contre rien. J'ai confiance en vous; je sais que, le moment venu, vous me ferez signe. Et vous me trouverez prêt - calme et muni de mon sentiment ‘de fond’ - et alors, vous ne pourriez jamais être trop loin pour moi. Voilà. Voulez-vous qu'après cette profession de foi on s'embrasse?

E.

 

9 h.1/2 du soir.

Je continue. Appendice à ma lettre (que j'ai failli déchirer.) Vous ne savez pas que, sans un certain sens critique qui reste éveillé en moi, je vous aurais envoyé déjà quelques pages, écrites à Locarno dans le jardin du Terminus, où nous - = moi et beaucoup d'allemands aboyant amicalement entre eux parmi les bouchées - avons diné en plein air. Je vous ai fait des descriptions, entrecoupées de gentillesses et peut-être d'un peu d'esprit. J'ai déchiré; - d'abord tordu violemment, puis déchiré. Hier soir, à l'hotel Walter à Lugano, j'ai écrit à Jacques: deux feuilles bien couvertes, histoire de parler de vous, de nous. De lui aussi, bien entendu, en guise d'introduction! C'était hyprocrite et pédant. J'ai déchiré. En ce moment, j'ai presque envie de détruire de la même façon la lettre que je viens de vous écrire (il y a une heure). Ma fenêtre est ouverte, il y a une chaise-longue sur le balcon, un feuillage touffu au-dessous, par-dessus ce feuillage et à travers les barres de mon balcon, je peux voir, plus loin, tout Lugano, tout en lumières, une demi-lune étincelante (en poudre d'or ou de diamants, à volonté) autour de ce coin particulier du lac. Par le même chemin m'arrivent les attendrissantes scies jadis à la mode que m'envoie l'orgue mécanique d'une minuscule foire foraine, vue ce matin: non loin du funiculaire, à Cassarate. Quitter ma lettre pour retrouver cela; vous imaginez-vouz un peu? puis la relire avec dans les oreilles, comme moquerie ou comme accompagnement? une mélodie comme ‘Sur la Riviera’ ou ‘Unter dem Doppel-Adler’. Re-sentir ses cinq ans. Et relire la lettre qu'on vient d'écrire, - à Celle qu'on aime. Ma Julia chérie, c'est si triste, cela! Ne savez-vous pas que sans mentir, si je me moque moins fréquemment de moi-même que des autres (et ceci reste à voir! je le fais d'autant plus impitoyablement? Je n'y puis rien. Il n'y a qu'une personne peut-être qui échappe à cette ‘ironie’, et c'est celle justement qui en a peut-être le plus peur: Vous-même. Vous, je ne vous critique pas; je vous aime; si vous me faîtes rire ou sourire, ce n'est jamais, je vous assure, méchamment. Avec moi-même je suis souvent méchant. Ainsi ce soir, en relisant ma lettre. Quelqu'un en moi (Duco Perkens?) m'a dit: - Tu veux lui envoyer tout ça? C'est très bien, mon garçon. Elle sera très contente en te lisant. Tu as fait des fautes de français, dont elle s'apercevra, mais ça ne fait rien, ce que tu lui dis est bien gentil, en somme; peut-être ne te demande-t-elle pas plus. Du reste, elle verra que tu t'es appliqué, comme tu l'as déclaré toi-même! - Et alors quand ce quelqu'un me parle ainsi, je suis très enclin de trouver qu'il a raison. J'aurais pu vous écrire mieux. Toujours un peu mieux que cela. Un peu autrement; pas beaucoup; quand même autrement; mieux. Je vous assure que ce sont là des pensées pénibles. Ce dont je ne doute pas, c'est la sincérité de mes paroles; mais leur arrangement, leur syntaxe? Il y a dehors l'orgue qui continue toujours. C'est étonnant que ça monte si haut, et si loin, un si bête petit orgue. Et que ça peut être si massacrant. Demain, malgré tout, je vous enverrai cette lettre. Je n'aurai pas le temps d'en écrire une autre; je la mettrai en poche avant de descendre en ville pour chercher les photo's, - puis je n'aurai qu'à les glisser dans l'enveloppe et jeter le tout à la poste. On a droit sur 250 grammes en Suisse, m'a dit Jacques. Va bene, comme on dit en Italien. Votre grammaire vous a plu? Mais ceci est hors de la question, comme dirait le juge d'instruction. On parlait de... De quoi? De Vous-et-Moi évidemment. Mais que disais-je donc, de Vous-et-Moi, exactement?

J'en suis là - las. Las, hélas! Non, vous ne savez pas, vous ne pouvez pas savoir, combien, au fait, je déteste écrire. C'est comme vous dites: on choisit toujours. Et le moment après, on aurait choisi tout autrement. C'est tellement autre chose que d'écrire en écrivain; alors on prend le ton voulu, indiqué, déterminé, dès le commencement; et plus c'est soutenu, mieux c'est (en général). Quand Duco Perkens écrivait la mésaventure de Nameno il était tout d'une pièce. Moi, vous écrivant mes sentiments pour vous..... On est si incomplet, chérie, c'est si désespérant, à la fin, l'attitude choisie - quand on n'est pas l'Imbécile sûr de lui-même dont j'ai parlé un soir, en présence de vous et de Claude (un soir quand vous m'avez ‘attaqué’.) Cette lettre pondérée où je fais ‘profession de foi’, est-ce moi, ça? ou seulement ce que je suis pour vous? Mais non, mais... jamais! Il y a mille-et-deux autres choses, mille-et-trois autres sentiments - ou sentimentalités! Des choses écartées d'avance, savamment, parce qu'on savait qu'elles allaient jurer avec le ‘cadre’. Un amoureux fait son choix, prend une attitude (sentie, certes, mais trop peu variée), formule ses pensées et expédie les formules. Le contre-amoureux les accueille, les remâche et se sent tout joyeux. C'est un peu notre cas, mais c'est si peu nous, avouez! - Se formuler, c'est se diminuer. Je ne l'ai peut-être jamais aussi bien senti que ce soir.

Allons, ne m'en voulez-pas, Julia. Essayez de me comprendre; vous le pouvez, vous, si vous voulez. Vous qui êtes bien ce que j'ai cru que vous étiez. Vous ne vous rendez pas compte combien cette phrase est riche, cette phrase qui comme formule, justement, semble vague. Et maintenant, comme conclusion - la seule que je veux bien tirer - cette autre phrase toute faite, que j'aimerais écrire quatre pages, durant, et qui remplaçerait toutes les autres: Je vous aime. On pourrait varier un peu. Par exemple, ainsi: Je vous aime, Julia. Julia, je vous aime. - Parions que vous croyez que je plaisante? Rien n'est moins vrai. Au contraire, j'envie presque ces épistolaires galants du 18e siècle qui ne savaient que prendre le ton badin dès qu'ils devaient parler d'amour. Attitude pour attitude, celle-là vaut peut-être mieux. Peut-être. Au fond je n'en crois rien. Je suis très sérieux, ma grande Mal-Aimée, très sérieux et je me trompe fort si je ne vous aime pas bien. Je veux dire: si vous n'êtes pas la Bien-Aimée. Au fond. Et il n'y a que le fond qui compte. Les attitudes, fi donc! sont-elles variables, - comme le temps. Ne reculez pas; je vous embrasse. Longuement.

(Ce que je n'ai pas fait, faites-le; déchirez.)

 

7 Août, le matin

Je continue toujours. Vous allez rire à votre tour, isn't it? vous et l'épistolaire, s'il se trouve toujours là, de tout ce papier qui vous arrive - à travers les ‘reths’ (!) de mes ‘principes’. Mais c'est que, une fois commencée, j'aimerais que cette lettre soit terminée. Ou plus ou moins! Et pourtant je sais d'avance qu'elle ne le sera jamais; puisqu'elle est commencée ‘en longueur’. Le style ample, etc. - contraire du style direct. Le style épistolaire, dégagé! Vous voyez combien les modernes ont raison, en recherchant la synthése. Seulement, une lettre synthétique, c'est à peine une lettre. Que diriez-vous si je ne vous écrivais que cette seule phrase, sur beaucoup de blanc:

JE VOUS AIME; AIMEZ-MOI; TANT QUE VOUS M'AIMEREZ, VOUS ME TROUVEREZ TOUT À VOUS, VOUS AIMANT.

Détachez cela, si vous voulez; tout est là. Non?

J'ai encore passé la nuit avec vous: rien de précis, rien de sexuel (n'en déplaise à Freud), mais toujours l'impression que vous étiez là - ou que j'étais près de vous, - à Kandersteg; ailleurs. Il est 10 h.1/2 du matin. Lugano semble une fresque vu à travers un stéréoscope. L'eau parait presque blanche, seul le reflet du San Salvatore est bleu-vert. Vous n'aimez pas ces détails, c'est vrai. Alors, une autre histoire. J'ai l'impression que je travaillerai. Rien ou fort peu de chose à étudier parmi mes cohabitants (presque sans exception des allemands), ils sont paisibles et quelconques et tout à fait dans le goût du monsieur chauf qui ‘illustre’ nos menus et qui, lui aussi, se trouvant à une table, se trouve encore souligné par cette légende: ‘Die Süssigkeiten tragt vorüber; Gerber-käse ist mir lieber!’ - J'ai trouvé dans une librairie (celle de M. Faist, justement) l'Inversion Sexuelle de Havelock Ellis et me suis mis à me documenter. C'est pour l'histoire de la femme en présence des cinq. Je choisis mes types et ai déjà fait des annotations; seulement, celles-ci sont claires et l'histoire doit être écrite complètement en sous-entendu. Je veux écrire encore une autre histoire qui s'intitulera ‘CLAUDIA’ et aura comme sous-titre: Histoire sans Analyse. - Peut-on travailler sérieusement sans se prendre au sérieux? Voilà la question. Peut-être adopterai-je ce système: Me laisser raconter ces histoires par M. Duco Perkens et pour ainsi dire, les ‘sténographier’ à mesure qu'il raconte. Vous les détestez d'avance? Don't, Julia, dearie. Entre vous et Duco Perkens je choisirais certainement vous, - mais j'aimerais ne pas avoir à choisir! Dites: quand serez-vous à moi? Le compagnon? à mes côtés? J'aimerais tant vous piloter à travers des choses et des ‘mondes’ inconnus. Vouz avez le regard encore tellement pur, peu usé et en même temps tranquille que ça doit être un plaisir à part de vous ‘voir voir’. Ne croyez pas que j'aimerais vous èxposer; d'ailleurs ne sera-t-on pas deux? Passer par le calme, la passion, l'étude à deux; aimeriez-vous? Et pourtant je crois que ce qui me sera le plus cher c'est de retrouver l'expression que vous aviez, une après-midi, dans la chambre de Jacques, quand je vous voyais tour à tour de face et de profil et que vous me sembliez représenter si parfaitement la Femme Aimante. Heureuse, - le mot est bête, mais parfois nous le trouverons juste. N'est-ce pas, Ma Mye? Encore une fois vos lèvres.

Votre Eddy.

 

(Motto: Déchirez; déchirez toujours!)

 

Dernière feuille, dernière - ou première? - demande (pensez à Athos et au Duc de Beaufort!): En m'installant dans ma chambre relevé une injustice: il me manque une bonne photo de vous. J'ai celle de ma mêre et de mes ‘soeurs adoptées’, les deux petites Jordaan; ce serait injuste si vous deviez continuer à ne pas être là. Entre ma mère et mes soeurs il me faut Ma Dame. Vous êtes du même avis? et vous voulez bien ‘risquer’ cela? Faites-vous photographier au plus tôt possible, voulez-vous; de préférence à Kandersteg même, s'il n'y a pas un ‘regular’ photographe, il y aura toujours quelqu'un qui s'en occupe en amateur. Informez-vous chez le sinistre petit Allemand qui vous a fourni ma canne.

 

Peut-être le fera-t-il bien lui même; sinon, il saura vous indiquer une adresse. À Lausanne vous ne trouverez plus le loisir; d'ailleurs j'attendrai trop longtemps. Faites ceci sans tarder, pour moi, Eucharys. Faites faire le moins de copies possible: p. ex. trois (ou même deux) et envoyez-les moi toutes. On pourrait s'étonner si vous en gardiez une; je vous la garderai - pour plus tard, quand vous serez ‘le compagnon’. L'essentiel est que moi je n'en reste pas dépourvu! Faites faire au moins grandeur carte postale (rien que la tête, ou tête et buste) et écrivez-moi ce que cela doit coûter. Si ce n'est pas idéal, tant pis! ce sera toujours quelque chose. Ce sera toujours Ma Dame dans mon atmosphère. Vous ne pouvez pas refuser celà à votre pauvre poitrinaire. Je serai bien seul ici. Faut-il signer votre petit?

 

Origineel: Den Haag, Letterkundig Museum

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